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Merkel – Hollande : le couple franco-allemand aux deux visages

La cigale et la fourmi

by admin on 25 mai 2012

Alors que Hollande s’envole pour l’Afghanistan, la zizanie s’installe dans l’Europe.

Lors des préliminaires « inofficiels » du conseil de l’Europe, les chefs d’états européens ont pu exposer leur vision. Les positions française et allemande sont claires: plus de croissance et répartition de la dette pour l’un, rigueur budgétaire pour l’autre.

En ce qui concerne la « sainte » croissance, on peut aujourd’hui remarquer que rien de concret n’a encore été mis sur la table. C’est à ce demander s’il y a réellement quelque chose derrière. Comment peut-on pendez des mois parler de croissance dans une campagne présidentielle, puis une fois élu, plus rien? Du moins rien de tangible. Si la thèse de la croissance défendue si ardemment par Hollande devait être la solution miracle, pourquoi ce vide de contenu? C’est à ce demander si quelqu’un c’est vraiment posé la question de savoir ce que l’usage de ce mot magique voulait dire mais surtout, quel type de mesures concrètes allaient en découler.

Un simple tableau prévisionnel comprenant les mesures à mettre en place, leurs coûts, leurs financements et leurs apports sur la croissance permettrait déjà d’y voir plus clair. Mais là rien! Pas un mot, pas un commentaire et bien sûr pas de tableau. Même pas une liste de mesures. Rien, le vide total, le trou noir.

A mais si, j’oubliais! les Eurobonds. Voila quelque chose de concret. Merkel l’a déjà fait remarquer: les Eurobonds ne sont pas un outils pour la croissance mais uniquement pour la gestion de la dette. Elle a raison, à force de mettre croissance et Eurobond systématiquement dans la même phrase on a tendance à croire que cela va de paire. Et bien non.

Pour résumer: aujourd’hui un pays comme l’Allemagne finance sa dette avec des obligations à taux zéro. C’est à dire on lui prête de l’argent sans vouloir d’intérêt en retour.  C’est fantastique, mais c’est surtout le résultat d’une politique budgétaire disciplinée et de réformes (retraites et autres…) engagées depuis plusieurs années. Bref un bon élève en classe qui reçoit des bonnes notes et de l’argent de poche en conséquence.

Ailleurs en Europe se trouvent aussi d’autres élèves un peu plus turbulents dont la Grèce. Des déficits abyssaux, pas de rigueur budgétaire et tout le reste. Résultat: pas de bonne note et pas d’argent de poche. Donc la Grèce pour financer sa dette emprunte à des taux exorbitants.

L’idée de l’Eurobond est très simple: créer une dette commune, tous dans le même sac. On peut comprendre que certains pays qui ont adopté une rigueur budgétaire pour se sortir de la crise soient quelque peu réticents, car cela remettrait  immédiatement en cause leur capacité à emprunter à des taux réduits voire nuls. Par ailleurs les Eurobonds n’auraient qu’une influence négative sur les pays endettés, car ces derniers n’auraient plus aucun intérêt à réduire leur dette; leur dette étant pour ainsi dire financée par les autres pays.

Hollande tient absolument à ces Eurobonds, c’est à ce demander s’il mesure l’impact négatif que cela aurait sur la France et sur d’autres pays. Certes les banques françaises sont massivement impliquées dans la dette grecque. Une sortie de la Grèce de la zone EURO aurait des impacts négatifs sur ces banques. Mais pourquoi ne pas soutenir ces banques directement comme cela a été fait au premières heures de la crise financière?

 

 

 

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